Samedi 13 décembre 2008

LES LEVEES D’ECROU FISCALES

Nous voici à nouveau devant un invraisemblable désordre sémantique et institutionnel, comme la  France en fait ses délices depuis des décennies : il s’agit des mal nommées « niches fiscales ».

Le gouvernement commence par lancer ce qu'il appelle un bouclier fiscal et qui n’est, en fait,  qu'un bouclier en carton ; de ce fait,  la prétendue opposition part  en guerre en disant qu'il favorise les riches ce qui n'est pas vrai car le prétendu bouclier fiscal favorise à peine les riches, mais aussi de très petits contribuables.

Le même gouvernement continuant  dépenser sans arrêt cherche des sous de tous les côtés et le voici qui déclenche une guerre contre les niches fiscales. Bien entendu le terme « niche fiscale» est tout à fait inaproprié  : il faudrait plutôt parler de « levée d'écrou fiscal ».

Ces  levées  d'écrou sont plusieurs centaines et ne sont que l’héritage de dizaines d'années d'actions dirigistes,  socialistes et même communistes. Les gouvernements successifs en voulant diriger tout dans tous les domaines et dans tous les détails créent de multiples calamités. Pour corriger les effets de ces calamités,   ils imaginent alors de manipuler des compteurs et donc d'inciter les citoyens à de nouveaux comportements. Les citoyens réagissent évidemment dans le sens de leur intérêt : il advient, paraît-il, que de gros contribuables parviennent avec l'utilisation habile des levées d'écrou fiscal à ne pas payer d'impôts.

Le terme de « niche fiscale » évoque un coin tranquille et tout chaud : or voici ce que la presse officielle ne dit pas. En fait, ces prétendues niches fiscales, qui ne sont que des levées d'écrou, ne  sont guère  favorables aux contribuables. Une partie de l’avantage et, souvent, la totalité disparaît dans la< poche des intermédiaires.

Le cas des investissements dans les DOM-TOM est célèbre. Dans les salons d'investissement l'on voyait des courbes extraordinaires où avec très peu d'argent et grâce aux faveurs du fisc l'on s'enrichissait à une allure folle ; devant ces courbes des médecins, des architectes et des notaires, pourtant très adroits dans leur propre métier, se laissaient piéger par des vendeurs talentueux. Or, souvent c'était pour des hôtels  qui ne trouvaient pas de clients : seuls s'enrichissaient les intermédiaires.  Il y a quelques années, un sénateur  se vantait d'avoir  vendu lui-même des terrains aux promoteurs !

Le cas de l’ISF est également exemplaire. Pour ne pas le supprimer, le gouvernement a imaginé une  usine à gaz très difficile à comprendre qui conduit à des économies  à des économies d’ISF à condition d'investir dans des fonds d'investissement de proximité (FIP) ou dans des fonds communs de placement dans des entreprises innovantes (FCPI). Lorsque l'on examine avec attention et la calculette en main l’organisation de ces fonds l'on aperçoit que très précisément l'avantage fiscal est absorbé par les frais de gestion inévitables tans la construction est compliquée.  Malgré cette vérité qui se cache dans les apparences et dont personne ne parle, l'opposition est partie en guerre contre le système : le désordre est complet.

 

Quoi qu'il en soit, il est prévu dans la loi de finances de 2009 un  plafonnement global de ces « niches » qui limiterait  la réduction d'impôt à 25 000 € plus 10 % du revenu brut imposable. Nous voici encore devant une usine à gaz difficile à comprendre.

 

Mais admirez  bonnes gens le nouveau tour de passe-passe.

 

Simultanément et pour accroître le désordre il est prévu d'adopter  des réductions d'impôt aux propriétaires qui loueraient  des logements meublés à certaines personnes comme les personnes âgées, handicapés, et les étudiants. Il y a des problèmes pour ces populations  puisque le gouvernement par de multiples lacets nuit à la construction  dans toute la France et que nécessairement cette limitation des logements pèse sur les  plus faibles.  Donc, pour corriger sa propre calamité, qu'il crée, il bricole une nouvelle calamité. .

 

Bienvenue à  la nouvelle niche  fiscale.


MICHEL DE PONCINS

11 DECEMBRE 2008
 

 

 





 

 



Par Michel de Poncins
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Vendredi 27 juin 2008

 

DU TGV AUX PASSAGES A NIVEAU

 

Une des raisons des multiples difficultés dans lesquelles ce débat la France, sans jamais en sortir, est l'appauvrissement de l'information économique. En effet, celle-ci reflète sans cesse les mêmes erreurs, dont celle de l’étatisme, sans jamais aller au fond des problèmes et se contente d'un conformisme affligeant toujours dans le sens du socialisme. C’est pourquoi, même dans des journaux que l’on croirait ardents à la recherche de la vérité, la même désinformation est répétée en  boucle.

 

Les raisons sont très nombreuses et seraient longues à analyser complètement.  Une explication majeure apparai, d’abord :  la socialisation de la France. Environ 65 % de la vie nationale est soumis au pouvoir arbitraire de l'État ; il en résulte que ce sont les Hommes de l'État qui manipulent toute l'information, y  compris l'information économique par le truchement d’une foule d’organismes comme  l'AFP et  l'INSEE. En plus,  ceux qui sont présentés abusivement comme des économistes, dépendent étroitement de l'État à la fois sur le plan des avantages matériels, de leurs carrières et des avantages honorifiques, ce qui exclut toute information indépendante de leur part.

 

Pour les chemins de fer, il est clair que la SNCF ( dans laquelle il est légitime d’englober Réseau Ferré de France, tant c’est imbiqué) dispose d'une gigantesque masse d'argent et d'une force de frappe incroyable qui lui  permet de diffuser toutes les informations dans le sens dans lesquelles elle  veut les diffuser. La force de frappe est si efficace que la quasi-totalité des journaux ont célébrée de prétendus bénéfices de cette  SNCF conduisant à une  distribution de dividendes ce qui n’a pu que stupéfier les connaisseurs des comptes terriblemenr opaques de cette super administration.


À la présence obsédante de l'économie administrée, se surajoute dans la désinformation  l'enseignement permanent du marxisme par l'éducation nationale qui ne cesse de propager  des mensonges même et surtout chez ses plus brillants sujets , qui pourtant par leur intelligence personnelle devraient savoir réfléchir par eux-mêmes. Et aussi pour parachever le « travail » il faut énoncer la dépendance étroite de la « grande » presse vis-à-vis du pouvoir, malgré les hymnes permanents à une liberté de l’information qui n’existe pas dans les faits sauf quelques rares excfeptions.

 

Pourquoi faire le lien avec le TGV et les passages à niveau ?

 

Monsieur Jean-Cyril Spinetta, Président d’Air-France, a mis  les pieds dans le plat en 2004 d’une façon fracassante en montrant du même coup et très officiellement les méfaits de l’économie administrée. Il a dit publiquement « que le TGV et son développement impliquent par nature des subventions » : c’est clairement indiquer  que le magnifique jouet est une des causes multiples, mais à très grande échelle, de l’effet de ruine qui ravage la France depuis des décennies.

 

Ces déclarations prennent d’autant plus de relief que, partout, l’idéologie égalitaire aidant, les populations réclament « leur » TGV : Turin-Lyon, tunnel à travers les Pyrénées et TGV de l’Est. Personne ne niera le plaisir que l’on goûte à prendre les TGV et pourtant ces TGV sont largement à la source de la ruine connue de la SNCF, bien qu’elle ait aussi d’autres causes comme le laxisme incroyable dans la gestion du personnel. 

 

La Cour des Comptes a montré d’une façon très claire la véritable déroute financière qui a accompagné la création des TGV. Une lecture attentive du rapport montre bien l’immensité des investissements pour un résultat financier négatif, ceci dans une grande opacité des comptes. L’endettement de la SNCF avec son poid insupportable sur toute l’économie est due en grande partie au TGV.


Les projets en cours de traverser les Alpes et les Pyrénnées vont ruiner encore plus tout le smonde alors que l’on n’a pas encore émponger les formidables pertes générées par l’Eurostar ! Pourqoi ne pas laisser les Alpes et les Pyrénnées tranquilles, telles que Dieu les a faites, quitte à ce que de part et d’autres de ces montagnes les économies se répartissent autrement dans le cadre du marché libre ? La seule explication est le caprice des Hommes de l’Etat, dont principalement les élus, qui tirent gloire et richesse des chimères qu’ils réalisent avec l’argent des autres.

 

La SNCF est un chancre dans l’économie française et joue un rôle<majeur dans la chute du pouvoir d’achat et cela conduit ainsi à dire que les TGV roulent « à grande vitesse » sur la ruine des pauvres !

 

Venons-en aux passages à niveau.

 

Un tout récent et épouvantable accident  a montré les innombrables pièges qui existent  dans ce domaine. Il existe 15 100 carrefours où quotidiennement le trafic routier rencontre le trafic ferroviaire et en 2007 ils ont été l'occasion de 115 collisions au cours desquelles 38 personnes ont perdu la vie.

 

La SNCF nous console en remarquant  que le nombre de collisions diminue grâce à ses efforts. En 1997 nous en étions à 184 accidents. Également le nombre de personnes tuées est en diminution plus que il y a 11 ans nous en avions 51 par an.

 

Bien entendu, après avoir versé les larmes de circonstances, les hommes de l'État laissent dire par la presse les phrases de circonstance : « plus jamais, ça… on va accélléré les programmes pour supprimer les passages les plus dangereux.. ». François Fillon a déclaré courageusement « qu'il va falloir accélérer la suppression des passages à niveaux qui sont encore trop nombreux en France ». Les larmes d'usage ayant été versées une autre actualité a recouvert le problème est plus personne déjà n'en parle. Quant à la SNCF, elle continue san sencombre à ruiner la France. Au même moment en Allemagne il y a pratiquement plus de passages à niveau dangereux.

 

On est donc bien obligé de faire le lien avec la déroute financière de la SNCF due en particulier parmi d'autres causes au TGV. Si la SNCF était une entreprise largement rentable il y a très longtemps qu'elle aurait dégagé les moyens humains et financiers nécessaires pour résoudre ce problème.

 

Rappelons pour terminer ce tableau que, selon les calculs de l’Ifrap, le nombre de voyageurs transportés par agent  dans les diverses compagnies de chemin de fer calculé par l’Ifrap est à la SNCF de 4 847, au Danemark de  9231 et au Japon 50 872 !


Il est clair que la vraie rupture impliquerait une vraie dénationaloisation de la SNCF. 


Michel de PONCINS

 

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Par Michel de Poncins
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Dimanche 22 juin 2008

 

                                    LE NON  A LA DICTATURE


Le blog invite à la rupture et à donner des moyens de réaliser la rupture (voir les autres articles). Le non des irlandais est une vraie rupture.


Ce « non » que 3 millions d’Irlandais ont signifié à l'Europe et qui succède aux « nons » Français et Néerlandais est clairement un « non » à la dictature. L'Europe qui s’organise a vraiment tous les stigmates  d'une dictature malgré les  apparences  pseudo libérales qu’elle s'efforce de donner. Ce totalitarisme est fondamentalement socialiste et il  ne peut en être autrement tous les totalitarismes de l'histoire, notamment du XXe siècle, ayant été socialistes par nature.

 

Sur le plan politique, les eurocrates ont bien montré leur mépris de la démocratie en indiquant clairement qu’ils s'arrangeraient du vote négatif de 1 % de la population du continent, quitte à  faire revoter ces Irlandais obtus  jusqu'au moment où ils voteraient  oui. Cela donne d’ailleurs aux Irlandais une idée du sort qui les attend si la nouvelle constitution finissait par passer !

 

De même se manifeste leur mépris pour ce peuple irlandais. On a fait remarquer que c’est la classe ouvrière et l'Irlande rurale qui ont massivement voté non ; il était sous-entendu ainsi que ces rebelles  étaient inférieurs aux gens prétendument éduqués qui auraient voté oui.

 

Également, l’esprit totalitaire apparaît clairement dans le fait qu'aucun des autres Etats n’a osé  consulter  les citoyens par référendum sachant bien qu’en majorité les citoyens européens sont hostiles à la constitution qu'on a bricolé sous forme d’un traité illisible approuvés par les seuls parlements. Simultanément, il apparaît, dans cette circonstance, que dans toute l'Europe les peuples ne se considèrent pas comme vraiment représentés par leurs pseudo élites ; les élections dans la plupart des pays prétendument démocratiques sont détournées de diverses façons et il n’est pas étonnant qu’un fossé existe et se creuse tous les jours.

 

Sur le plan économique, les prédateurs publics  européens ont bien montré depuis des lustres  qu'ils ont  la résolution de s'occuper de tout dans tous les détails avec le plus parfait mépris pour le marché. Le jour même où le « non » était prononcé en Irlande,  ils se sont occupés de la pêche au thon rouge en brutalisant les pêcheurs de tout le continent par des instructions autoritaires, alors que manifestement le problèmes de la pêche devaient être résolus par le jeu du marché libre. Egalement, le lendemain, ils se sont préoccupés de promouvoir l’interdiction de la fessée ! Si ce fait n’avait pas été public, personne n’aurait pu le croire. Rappelons aussi les fromages, le foie gras et tutti quanti… .

 

Ces temps-ci, se réalise une formidable opération de mise aux normes de tous les ascenseurs dans un continent de 500 millions d'habitants ; c'est clairement une agression contre le logement,  alors que, là encore, c’est le  jeu du marché qui devrait  nous protéger au mieux des  accidents éventuels dans les ascenseurs.

 

La constitution, présentée faussement comme un simple traité, prévoit de nouveaux et nombreux transferts de compétences vers Bruxelles, avec en plus la Cour de justice européenne  agissant en embuscade sans aucun contrôle dans le sens d’une extension indéfinie de l’Europe.

 

Un comportement tyrannique et socialiste est inévitable et logique dès lors qu’une machinerie bureaucratique de cette ampleur est lancée ; certains pensent à une  renégociation en vue d’une formule allégée du type « Europe des patries » ;  ce serait se lancer dans des délais inimaginables pour voir au finish le beau projet s’enliser dans les sables.


Il est « amusant », si l’on peut dire, dans cette affaire, de constater l’une des raisons du  chagrin  des eurocrates à voir les Irlandais voter non ;  en effet, ces derniers ont largement profité des fonds européens ayant reçu sur plusieurs années 40 milliards d’euros et sont taxés d’ingratitude ;  ce faisant, les eurocrates soulignent bien le caractère socialiste de l’entreprise. C’est de l’assistanat entre les nations, pratique qui est semblable à l’assistanat à l’intérieur d’un pays et comporte les mêmes défauts. On  commence par ruiner  toutes les populations sur la base des impôts nécessaires pour gaver d’argent l'immense machinerie. Ensuite, l'on distribue de l'argent d'une façon tout à fait arbitraire aux uns et aux autres avec beaucoup de corruption et de l’injustice  de tous les côtés, ainsi que l’effet de ruine habituel à toute opération d’assistanat. Dans un des pays balkaniques, il est estimé que la moitié des subventions reçues a disparu dans les poches des mafias locales.

 

La prospérité actuelle de l’Irlande n’est due que pour une part à ces subventions. Elle est surtout l’effet de l’essor de la liberté ; un groupe d’experts établit régulièrement un  classement international des nations selon des indices reflètant la liberté économique : les mieux classées sont régulièrement les plus prospères. L’Irlande est classée  7 ° sur 157 pays. Liberté économique veut dire moins d’interventions étatiques, moins de dépenses étatiques et moins d’impôts.

 

La seule déception que l'on a devant le « non » des Irlandais est qu’ils n’aillent pas au bout du raisonnement. Ils ont conquis leur indépendance d'une façon extrêmement rude pendant une guerre de 400 ans contre les Anglais et l'on pouvait croire qu'ils auraient pris goût complètement à cette indépendance. Cela devrait les conduire à sortir sans tarder de l'Europe et, une fois sortis, à négocier, comme peut le faire la Suisse. Bien entendu il ne saurait être question d’abandonner le libre-échange, lequel n’a nul besoin de la bureaucratie européenne pour s’installer et prospérer.

 

En attendant ne boudons pas notre plaisir malgré la fragilité de la victoire. Il revient à toutes les nations éprises de liberté et d’indépendance de transformer l’essai.


A bientôt pour d'autres idées de rupture.
 

Michel de Poncinslinklink

Par Michel de Poncins
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Vendredi 9 mai 2008


Michel de Poncins consacre beaucoup de temps, à l'intervention abusive de l'État dans l'économie, laquelle, par la destruction impitoyable de la liberté,  conduit inévitablement aux gaspillages publics et à la ruine générale.

 

Les résultats sont particulièrement visibles : paupérisation de toute la population, baisse relative des salaires, retraites en perdition, sécurité sociale en déficit permanent, endettement insupportable des pouvoirs publics, gaspillages immenses dans un grand nombre d'administrations publiques, etc.

 

Les Français mettaient tout leur espoir dans la RUPTURE nécessaire et possible pendant l’été 2007. Comme « sœur Anne », ils n’ont rien vu venir et il est clair que rien ne viendra du pouvoir actuellement en vigueur.

 

C'est ce qui explique la création du blog dont les principes sont  énoncés dans le premier article.

 

De toute façon, chacun peut recueuillir des faits  et des idées dans les livres ci-après qui énoncent à peu près tout ce qu’il faut savoir pour comprendre la genèse de la ruine générale.

 

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TOUS CAPITALISTES OU LA REPONSE AU SOCIALISME (Editions de Chire) 1983  (10E)

 
 LA DEMOCRATIE OU LE REVE EN MORCEAUX  1986 (10 E).

 

CHOMAGE : FILS DU SOCIALISME (édition François-Xavier de Guibert) 1990 (20 E)

 

CATECHISME DE L'ELECTEUR TROMPE  1995  (20 E)


 ET SI LA FRANCE SE METTAIT A REVER    1998 (20 E)


 THATCHER A L’ELYSEE (Le jour où elle est devenue Président de la République)   2001 (20 E)

 

 PARLOTTES ET FETES (Divertissements pour accompagner le désastre français) (chez François-Xavier de Guibert). 2004 (19 E)


LA LUXURE REGNAIT SUR LA VILLE  ET LA  VILLE ETAIT BLEUE
 

      (Une étrange histoire d’amour, sur fond de politique et d’anticipation historique)

       (Chez François-xavier de Guibert),  2007 (18 E)

       Nota : bien que ce tout dernier livre,  soit un roman, il comporte une foule d'imdications          économiques et politiques.

__________________________________________________________________________

Tous ces livres en librairie ou, sinon,  chez DUQUESNE-DIFFUSION, 27 avenue Duquesne 75007 PARIS. Tel : 01 45 55 87 55

 

 

AVERTISSEMENT : Le créateur du blog n’a aucune part ou responsabilité dans les messages publicitaires qui sont placés par les hébergeurs du blog.

 

 
Par Michel de Poncins
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Vendredi 9 mai 2008

 

La RUPTURE peut s'assimiler à une véritable « libération » et le pouvoir qui la réalisera sera un pouvoir libérateur.

 

Il est évident que ce pouvoir libérateur arrivera un jour tant la déroute de la France s’accélère. Il aurait du et pu arriver en mai 2007, car les Français avaient  voté en grand nombre pour un changement majeur. Si le nouveau pouvoir l’avait voulu, le premier train de mesures « déboulait » au cours de l’été suivant, avec des effets frappants et immédiats pour la prospérité de chacun.

 

Contrairement à la propagande officielle s’exprimant, notamment, par la presse uniforme, la marge de manoeuvre est immense ;  la France est socialisée pour environ 60 % du PIB, sinon plus, et toute marge de liberté donnée à un peuple industrieux comme le peuple français créera des richesses dans des proportions incomparables générant aussitôt la prospérité avec de nouvelles marges de manœuvre et ainsi de suite.

 

En lieu et  place, nous avons eu de  beaux discours, une inondation de lois et de « dispositifs » sans intérêt réel et souvent contradictoires, le tout noyé dans de multiples « parlottes », avec « fêtes » en conséquence.

 

Pour préparer la voie au pouvoir libérateur qui finira bien par survenir, le meilleur moyen est de recenser les idées de rupture. Des millions de français parfaitement compétents dans de multiples domaines observent en détail dans leurs activités quotidiennes le cirque étatique  : ils ont tous  des idées de rupture plein la tête.

 

Le but du blog est de recenser ces idées de rupture.

 

Dans la décomposition générale, l'opposition crie que l'on s'oriente vers la rigueur et la fausse droite, prisonnière en fait de la même idéologie,  est bien obligée de penser en son for intérieur que la rigueur ne pourra pas être évitée.

 

Avant d’aller plus loin,  voici une remarque qui  n’est jamais, semble-il, formulée nulle part. La rupture ne doit pas du tout être confondue avec une prétendue rigueur. La vraie RUPTURE doit être au contraire le signe et le moyen d'un retour rapide à la prospérité pour tous.

 

En revanche, un vrai pouvoir libérateur devrait  s'appliquer à  lui-même la rigueur, c'est-à-dire réduire de façon drastique ses propres avantages matériels qu'ils soient visibles ou invisibles et cela notamment aux échelons les plus élevés. Cette rigueur devrait atteindre tout l'ensemble des prédateurs étatiques : politiques, hauts fonctionnaires, syndicalistes, présidents de société d'économie mixte, ceux que je dénomme, pour résumer,  les « Hifis ». Le calcul approché montre que le détournement abusif d’argent en faveur des ces prédateurs représente environ 10 % du PIB. A lui  seul il explique en partie la pauvreté   d’une partie de la population : quelle que soit la franchise de cette constatation,  il ne faut pas hésiter à  l’écrire.

 

Rigueur pour le sommet égalerait  prospérité rapide pour tous… .

 

Une objection  peut honnêtement, alors, être formulée :  est-ce possible de d’imaginer cette rigueur compte tenu des « droits acquis »,  de l’avidité connue et des us et coutumes de ce groupe de prédateurs  ?

 

Ce sera, certes, difficile car  un pouvoir libérateur s’appliquant à  lui-même la rigueur devrait  être composé de personnes ayant une force d’analyse, de réflexion et de caractère très supérieure, jointe à un idéal moral très élevé : l’histoire récente est décourageante sous cet angle et conduit à penser  que ce type de personnes  n’existe pas dans les fausses élites qui manipulent le pays depuis des décennies.

 

La réponse se trouve toutefois dans l’histoire multi-séculaire de la France. Les « tournants » majeurs où ce type de personnes a surgi d’une  façon imprévisible sont extrèmement nombreux et se sont produits très régulièrement.

 

Autre objection éventuelle : les quelques économies de gestion réalisées ici ou là dans les périodes récentes se sont perdues dans les méandres bureaucratiques ou ont été captées régulièrement par les prédateurs étatiques pour leur avantage personnel. Ne nous arrêteons pas  à cette objection,  car le pouvoir ne peut être libérateur que s’il est d’un niveau supérieur, sur le plan des talents, aux véritables caricatures  que nous connaissons depuis si longtemps. Il saura faire un usage frappant et définitif des marges de manoeuvre qui apparaitront de telle sorte que la population voit rapidement les fruits de la prospérité.

 

Le blog  recensera le maximum d’idées de rupture,  de façon que le pouvoir libérateur, s'il finit par arriver, pourra  rapidement se mobiliser pour réaliser la vraie grande RUPTURE.

 

Si nous rassemblons beaucoup d'idées, cela pourra certes ressembler à un catalogue. Il y a, toutefois  une différence avec les nombreux catalogues sur lesquels une publicité abusive a été faite et qui jaunissent tout aussitôt sur les étagères des ministères. Ces catalogues s'inspirent tous plus au moins de l'intervention de l'État dans tous les domaines alors que justement il faut renoncer absolument à cette intervention : ces catalogues ne sont pas du tout des marches vers la liberté mais une accumulation de pas sur la route sans fin de la servitude.

 

                                     ______________________

 

    PETITS CONSEILS PRUDENTIELS ET  AMICAUX POUR PROPOSER DE BONNES IDEES

 

Les idées les meilleures sont les idées simples, précises, et argumentées. Par exemple : la suppression de tel petit impôt auquel personne ne pense, car les petits impôts sont, malgré les apparences,  aussi meurtriers que les grands impôts ou, encore, la suppression totale de tel organisme complètement inutile.

 

Ne pas évoquer la simple diminution d’un impôt ou d’une dépense, car la RUPTURE implique la suppression totale : la diminution ne se produit jamais. La suppression totale conduit à la disparition des lois, contentieux, statistiques, locaux et personnels tant publics que, parfois, privés : personne, dans le coût extravagant des actions publiques, n’évoque les coùts privés inutiles imposés par la force aux entreprises et particuliers !

 

Ne pas se préoccuper du sort du personnel libéré. La RUPTURE ouvrira les vannes de la prospérité permettant de trouver des solutions sympathiques et enrichissantes pour le personnel libéré.

 

Une bonne idée doit être ultra rapide dans ses résultats : proposer une prétendue réforme qui aura ses effets en 2012, c'est chanter en l'air !

 

Ne pas s’inquiéter des difficultés juridiques. Un pouvoir libérateur sera composé de personnes qui auront les talents nécessaires et qui se donneront les moyens pour que les réformes ne sombrent pas dans des difficultés juridiques ; c’est souvent arrivé dans l’histoire de France. Elles ne se donneront pas le ridicule d'annoncer une réforme et de la retirer le lendemain. Néanmoins, si l’auteur de l’idée a les connaissances juridiques précises pour briser les obstacles, il peut les indiquer.

 

Éviter de proposer de nouvelles lois. Un pouvoir libérateur  détruira un très  grand nombre de lois et n’en créera pas de nouvelles. Chaque loi nouvelle est une opération de banditisme d'État puisqu'elle enlève des moyens ou des facultés aux uns pour les donner aux autres. En accompagnement de l’idée, il peut être utile, si possible, de préciser  les lois et articles à abroger. Si on ne les connaît pas, peu importe, car d’autres les connaissent.

 

Éviter de proposer de nouveaux « dispositifs ». Un « dispositif » fait partie de la stratégie des compteurs dans l'usine à gaz universelle : ce n'est pas en ajoutant un compteur nouveau avec un robinet nouveau que l'on créera du gaz là où il n'y en a pas. En outre, par nature, un  « dispositif » est toujours contraire à une centaine d'autres dispositifs et accroît le désordre universel.

 

Les mesures doivent être, si possible, totales, complètes, d’application immédiate : éviter le gaspillage du temps dans l’attente de décrets-lois qui peut-être ne seront jamais pris.

 

Les idées pour appliquer sans tarder la rigueur aux prédateurs du sommet seront nombreuses. Il faut cependant se méfier car le système d’exploitaiton du peuple français monté patiemment par ces prédateurs est complexe, varié et terriblement défendu : chacun a apporté sa pierre à la forteresse. Il en est cependant un grand nombre à imaginer.

 

Ne pas perdre le temps dans des idées trop vastes : pas la peine d’écrire  qu’il faut équilibrer le budget ou réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires : tout le monde le sait et même les prédateurs. Le seul moyen d'y parvenir c'est justement de réaliser la RUPTURE, y compris pour les fonctionnaires qui, faute de rupture, risquent d’être ruinés comme les autres… .

 

Donner, si possible, un titre court au commentaire. 

 

Si le texte est signé, la signature pourra être reproduite. Ne pas s’inquiéter si l’on reste dans l’anonymat. Une personne travaillant dans un service est parfois la mieux placée pour demander sa suppression totale et expliquer clairement pourquoi ; elle peut penser qu’il vaut mieux ne pas être indentifiée !

 

Quand un commentaire sera qualifié  par la presse de populiste, de passéiste, de démagogue, de « reac », ou d’irréaliste, ce sera un excellent signe !

 

 

                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Michel de Poncins
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