Vendredi 27 juin 2008

 

DU TGV AUX PASSAGES A NIVEAU

 

Une des raisons des multiples difficultés dans lesquelles ce débat la France, sans jamais en sortir, est l'appauvrissement de l'information économique. En effet, celle-ci reflète sans cesse les mêmes erreurs, dont celle de l’étatisme, sans jamais aller au fond des problèmes et se contente d'un conformisme affligeant toujours dans le sens du socialisme. C’est pourquoi, même dans des journaux que l’on croirait ardents à la recherche de la vérité, la même désinformation est répétée en  boucle.

 

Les raisons sont très nombreuses et seraient longues à analyser complètement.  Une explication majeure apparai, d’abord :  la socialisation de la France. Environ 65 % de la vie nationale est soumis au pouvoir arbitraire de l'État ; il en résulte que ce sont les Hommes de l'État qui manipulent toute l'information, y  compris l'information économique par le truchement d’une foule d’organismes comme  l'AFP et  l'INSEE. En plus,  ceux qui sont présentés abusivement comme des économistes, dépendent étroitement de l'État à la fois sur le plan des avantages matériels, de leurs carrières et des avantages honorifiques, ce qui exclut toute information indépendante de leur part.

 

Pour les chemins de fer, il est clair que la SNCF ( dans laquelle il est légitime d’englober Réseau Ferré de France, tant c’est imbiqué) dispose d'une gigantesque masse d'argent et d'une force de frappe incroyable qui lui  permet de diffuser toutes les informations dans le sens dans lesquelles elle  veut les diffuser. La force de frappe est si efficace que la quasi-totalité des journaux ont célébrée de prétendus bénéfices de cette  SNCF conduisant à une  distribution de dividendes ce qui n’a pu que stupéfier les connaisseurs des comptes terriblemenr opaques de cette super administration.


À la présence obsédante de l'économie administrée, se surajoute dans la désinformation  l'enseignement permanent du marxisme par l'éducation nationale qui ne cesse de propager  des mensonges même et surtout chez ses plus brillants sujets , qui pourtant par leur intelligence personnelle devraient savoir réfléchir par eux-mêmes. Et aussi pour parachever le « travail » il faut énoncer la dépendance étroite de la « grande » presse vis-à-vis du pouvoir, malgré les hymnes permanents à une liberté de l’information qui n’existe pas dans les faits sauf quelques rares excfeptions.

 

Pourquoi faire le lien avec le TGV et les passages à niveau ?

 

Monsieur Jean-Cyril Spinetta, Président d’Air-France, a mis  les pieds dans le plat en 2004 d’une façon fracassante en montrant du même coup et très officiellement les méfaits de l’économie administrée. Il a dit publiquement « que le TGV et son développement impliquent par nature des subventions » : c’est clairement indiquer  que le magnifique jouet est une des causes multiples, mais à très grande échelle, de l’effet de ruine qui ravage la France depuis des décennies.

 

Ces déclarations prennent d’autant plus de relief que, partout, l’idéologie égalitaire aidant, les populations réclament « leur » TGV : Turin-Lyon, tunnel à travers les Pyrénées et TGV de l’Est. Personne ne niera le plaisir que l’on goûte à prendre les TGV et pourtant ces TGV sont largement à la source de la ruine connue de la SNCF, bien qu’elle ait aussi d’autres causes comme le laxisme incroyable dans la gestion du personnel. 

 

La Cour des Comptes a montré d’une façon très claire la véritable déroute financière qui a accompagné la création des TGV. Une lecture attentive du rapport montre bien l’immensité des investissements pour un résultat financier négatif, ceci dans une grande opacité des comptes. L’endettement de la SNCF avec son poid insupportable sur toute l’économie est due en grande partie au TGV.


Les projets en cours de traverser les Alpes et les Pyrénnées vont ruiner encore plus tout le smonde alors que l’on n’a pas encore émponger les formidables pertes générées par l’Eurostar ! Pourqoi ne pas laisser les Alpes et les Pyrénnées tranquilles, telles que Dieu les a faites, quitte à ce que de part et d’autres de ces montagnes les économies se répartissent autrement dans le cadre du marché libre ? La seule explication est le caprice des Hommes de l’Etat, dont principalement les élus, qui tirent gloire et richesse des chimères qu’ils réalisent avec l’argent des autres.

 

La SNCF est un chancre dans l’économie française et joue un rôle<majeur dans la chute du pouvoir d’achat et cela conduit ainsi à dire que les TGV roulent « à grande vitesse » sur la ruine des pauvres !

 

Venons-en aux passages à niveau.

 

Un tout récent et épouvantable accident  a montré les innombrables pièges qui existent  dans ce domaine. Il existe 15 100 carrefours où quotidiennement le trafic routier rencontre le trafic ferroviaire et en 2007 ils ont été l'occasion de 115 collisions au cours desquelles 38 personnes ont perdu la vie.

 

La SNCF nous console en remarquant  que le nombre de collisions diminue grâce à ses efforts. En 1997 nous en étions à 184 accidents. Également le nombre de personnes tuées est en diminution plus que il y a 11 ans nous en avions 51 par an.

 

Bien entendu, après avoir versé les larmes de circonstances, les hommes de l'État laissent dire par la presse les phrases de circonstance : « plus jamais, ça… on va accélléré les programmes pour supprimer les passages les plus dangereux.. ». François Fillon a déclaré courageusement « qu'il va falloir accélérer la suppression des passages à niveaux qui sont encore trop nombreux en France ». Les larmes d'usage ayant été versées une autre actualité a recouvert le problème est plus personne déjà n'en parle. Quant à la SNCF, elle continue san sencombre à ruiner la France. Au même moment en Allemagne il y a pratiquement plus de passages à niveau dangereux.

 

On est donc bien obligé de faire le lien avec la déroute financière de la SNCF due en particulier parmi d'autres causes au TGV. Si la SNCF était une entreprise largement rentable il y a très longtemps qu'elle aurait dégagé les moyens humains et financiers nécessaires pour résoudre ce problème.

 

Rappelons pour terminer ce tableau que, selon les calculs de l’Ifrap, le nombre de voyageurs transportés par agent  dans les diverses compagnies de chemin de fer calculé par l’Ifrap est à la SNCF de 4 847, au Danemark de  9231 et au Japon 50 872 !


Il est clair que la vraie rupture impliquerait une vraie dénationaloisation de la SNCF. 


Michel de PONCINS

 

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Par Michel de Poncins
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